La règle tient en une ligne : le mot du possesseur s'accorde avec la chose possédée. On dit son frère et sa sœur, même quand le possesseur est une femme. Voici l'arbre, puis les réponses.
1. Marie prépare le gâteau avec sa grand-mère Odile.
2. Jean cherche ses chaussures dans le couloir.
3. « Voici ma chambre », dit Marie à sa cousine.
4. Paul et Louise reçoivent leur famille chaque dimanche.
5. Agnès arrive avec sa fille Claire.
6. « Où est ton manteau ? », demande Odile à Henri.
7. Nous mangeons dans notre vieille cuisine, comme autrefois.
Au numéro 4, leur ne prend pas de s : la famille est une seule chose possédée.
1. Odile est sa grand-mère.
2. Claire est sa cousine.
3. Agnès est sa sœur.
4. Marie et Jean sont ses enfants.
5. Henri est leur grand-père.
Un seul possesseur donne son, sa, ses ; deux possesseurs donnent leur, leurs.
1. Marie est née le 8 septembre, dans sa maison de famille.
2. Ses parents attendaient cet enfant depuis longtemps.
3. Louise regardait sa fille et souriait doucement.
4. « Elle a tes yeux », disait Paul à sa femme.
5. Les grands-parents sont venus avec leurs cadeaux.
6. Odile a posé sur le berceau sa plus belle couverture.
7. Depuis ce jour, la famille fête son anniversaire à la fin de l'été.
Au numéro 5, leurs prend un s : il y a plusieurs cadeaux.
Le 8 septembre, l'Église fête la naissance de Marie. La tradition donne à ses parents les noms d'Anne et de Joachim, et place cette naissance à Jérusalem, dans une maison simple. C'est l'une des trois naissances que le calendrier célèbre, avec celles de Jésus et de saint Jean-Baptiste. En France, ce jour tombe à la fin des moissons : on l'appelait autrefois la Notre-Dame des vendanges, car il ouvrait la saison du raisin. Les familles se retrouvaient alors dans les vignes, et l'on parlait beaucoup de sa mère, de son père, de ses cousins : la fête de la famille appelle naturellement les mots du possesseur.
Relisez ces phrases à voix haute, une fois le matin, une fois le soir. C'est ainsi que la règle se dépose.