Lisez d'abord l'histoire tranquillement, une ou deux fois. Puis répondez aux trois exercices. Vous pouvez imprimer cette page en PDF pour écrire dessus, au crayon.
Médor, le chien d'Éléonore, avait disparu depuis le matin. La jeune fille était inquiète, surtout que son père, Gaspard, lui avait recommandé de bien le surveiller.
Elle le chercha partout : près de la bergerie, dans la grange, derrière l'écurie, dans la cave et jusque dans le grenier. Elle regarda même à l'intérieur de la maison, elle savait que Médor ne rentrait jamais dans la maison, il n'a jamais franchi le seuil.
Dehors, dans le pré, paissaient les vaches.
« Peut-être a-t-il suivi le troupeau ! se dit Éléonore. Oui, c'est certainement cela : il a suivi les vaches et s'est perdu dans les bois. »
La dernière fois que Médor avait disparu, personne ne l'avait vu pendant trois jours. Des paysans habitant de l'autre côté de la colline l'avaient finalement trouvé près d'un ruisseau et l'avaient ramené à la ferme.
Éléonore prit son manteau et s'apprêta à partir à sa recherche lorsqu'elle entendit le bruit des sabots d'un cheval sur le chemin. Elle courut hors de la maison.
Ce n'était pas Médor. C'était son père qui revenait du bourg, assis sur une petite charrette chargée de sacs de farine.
Éléonore allait lui annoncer la disparition du chien lorsqu'elle vit soudain quelque chose remuer sous une couverture, à l'arrière de la charrette.
« Médor ? » demanda-t-elle d'une voix hésitante.
Une tête brune apparut entre deux sacs, puis le chien bondit à terre et courut vers elle en remuant la queue.
« Oui, c'est bien lui ! répondit Gaspard en riant. Il m'a suivi lorsque je suis parti ce matin. Je ne l'ai aperçu qu'à l'entrée du village. Comme il était trop fatigué pour revenir seul, je l'ai installé dans la charrette. Il a passé toute la journée couché près des sacs de farine. »
Soulagée, Éléonore serra Médor dans ses bras.
« Cette fois, dit-elle, je ne te quitterai plus des yeux ! »
Mais Médor, qui ne semblait nullement regretter son aventure, se mit à aboyer joyeusement en regardant la charrette. Il paraissait déjà prêt à repartir.
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